MONTRÉAL — Les leaders autochtones sont inquiets des conséquences éventuelles de la légalisation du cannabis sur leurs communautés.

En entrevue avec La Presse canadienne, le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, n’a pas caché que ses membres sont extrêmement préoccupés par cette législation.

«Ça fait peur aux communautés et c’est très clairement source de préoccupation», a-t-il dit.

Il a fait valoir que les communautés autochtones sont déjà aux prises avec un problème de surconsommation de drogue qui ne pourra qu’être amplifié par la légalisation.

«Le projet de loi va ajouter au fardeau qui existe déjà, au niveau du contrôle des stupéfiants, parce qu’on a des services policiers qui sont sous-outillés, on a une proportion de jeunes qui est beaucoup plus importante que n’importe où ailleurs au Québec. Tout ça fait partie des considérations chez les chefs autochtones», a expliqué M. Picard.