Equipe de recherche
Partenariat
à la recherche  Renée Brassard,
Ph.D Denis
Lafortune, Ph.D, Professeur-chercheur
École
de service social, U.
Laval
École de criminologie, U. de Montréal
Agent(e)s de
recherche:
- Marie-ève
Beauséjour, étudiante au doctorat en
psychologie
- Mélanie
Bouchard, stagiaire en service social,
CLSC Ahunstic
- Héléna Katz,
Katz Communication
THÈMES :
¦
Lexclusion sociale et population autochtone
vivant en milieu urbain.
¦ Suicide, isolement et solitude chez les
jeunes autochtones.
¦ La prévention de la criminalité et les
jeunes autochtones.
¦ Habitude de consommation chez les jeunes
autochtones.
PUBLICATION:
Beauséjour,
M-E, Morin, E., & Lafortune, D. (2005). Intervenir
auprès des jeunes autochtones en milieu urbain,
Défi jeunesse: Revue professionnelle du
Conseil multidisciplinaire. Vol. XI, no 2
Morin, E.
Vivre au Sud, penser au Nord. Revue
L'itinéraire, Août 2004
Morin, E.
(2005) Pratique sociale des intervenants inuits
et allocthones en CLSC et en CPEJ auprès de
mineurs victimes d,agression sexuelle dans trois
(3) communuatés du Nunavik: représentations et
points de vue. Mémoire de maîtrise. École de
criminologie. Université de Montréal.
Les jeunes autochtones en milieu urbain
Profondément attaché aux valeurs et aux
traditions qui fondent la vie de la communauté,
les Peuples autochtones (Amérindiens, Métis et
Inuit) ont toujours accordé une grande
importance à la terre natale, s'acharnant à
affirmer leur appartenance autochtone et à la
faire reconnaître. Ceux qui vivent dans les
régions urbaines ne font pas exception à ce
sentiment. De facon générale, les jeunes
souhaitent trouver en milieu urbain des
organismes qui reflètent leurs valeurs.
Mais qu'est-ce qui incitent ces derniers à
quitter leur communauté afin de venir fouler le
sol urbain? Les raisons sont variées: la
poursuite des études post-secondaire et
universitaire, la variété et l'abondance des
emplois du sud, l'attraction de la ville, etc.
Des raisons d'ordre social sont aussi évoquées:
pour certains, le désir de quitter un milieu
familial violent, pour d'autre fuir leurs
problèmes devient la promesse d'une vie
meilleure. Le prix pour certains est fort:
familles brisées, faible scolarisation,
déracinement de la culture, langue maternelle
perdue et plus encore. Bien difficile d'être
reconnut comme Autochtone dans la cité.
La rupture et la distance avec la communauté
combinées à l'intégration d'un univers qui se
dissocie quelque peu de leurs traditions et
l'absence de la dynamique communautaire poussent
forcément des jeunes à épprouver des
problèmes d'adaptation, voire de rejet et de
discrimination. Coupés du milieu de vie qui les
reconnaissait, certains jeunes se sentent perdus
et ressentent tôt ou tard le besoin d'affirmer
leur identité, de se regrouper et de partager
avec d'autres: vivre au sud, penser au nord.
La situation actuelle des jeunes autochtones
en milieu urbain n'a pas fait l'objet de beaucoup
d'attention même s'il est reconnu que la
migration dans les grandes villes canadiennes
n'est pas un phénomène isolé. L'afflux de ces
derniers dans les grands centres urbains
constitue un phénomène relativement nouveau,
enregistrant une croissance démographique très
rapide comparativement à la population non
autochtone.
"Nos réserves ne sont pas connues pour
être un séjour de tout repos, il s'y fait
beaucoup d'abus. Il y a du monde qui quittent la
communauté pour aller vers les grands centres
dans l'espoir de trouver l'amour. Dommage qu'en y
arrivant, ils trouvent que ce n'est pas tout
rose." Inuit
"Les gens nous jugent négativement. Dès
qu'ils voient un autochtone ivre, ils pensent
qu'ont est tous des ivrognes. Nous sommes un
peuple égal mais très différent. On vit depuis
des années dans un climat d'abus, et un jour les
gens vont nous comprendre, et comprendre pourquoi
certains d'entre nous sont comme ils sont"
Autochtone
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